le pont pétrolier
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à
gauche, on aperçoit un surbau ouvert |
Les surbaux des tankers permettaient l'accès aux cuves par des barreaux métalliques formant une échelle pour : - inspecter l'état, - procéder aux opérations de dégazage après délestage d'hydrocarbure, - procéder à l'entretien des parois des cuves. Les surbaux étaient en bronze (métal antidéflagrant) pour éviter tout étincelle. Sur la photo, l'un des dix surbaux de ce type et ses dix taquets également en bronze. A chaque surbau était associé une sonde (à droite sur la photo) qui permettait de contrôler le niveau des ballasts, la partie supérieure était aussi en bronze. Toutes ces parties en bronze étaient passées au naol (produit pour astiquer les cuivres), lors des sorties en mer l'eau résultant des embruns ou des vagues passant sur le pont altéraient l'aspect de ces parties en bronze, tout était à refaire arrivé à quai. Qui n'a pas été sollicité pour les passer à la toile émeri et au naol ? Seuls sont passés au travers de ce travail : le commis, le maître d'hôtel (il astiquait l'argenterie du carré du commandant), les cuisiniers, le radio et le timonier (ces deux derniers astiquaient les cuivres de la passerelle : cloche, compas magnétique, chadburn, volant d'orientation du gonio et le tour des hublots). D'autres parties en bronze étaient à passer au naol : les entourages de hublots, les taquets des portes étanches, les quatre panneaux "HONNEUR", "PATRIE", "VALEUR" et "DISCIPLINE" situés sur la partie avant du château et sur la partie arrière de la page avant... |